Les dangers du CBD, les effets secondaires possibles

Pas de danger selon l’OMS

Selon le rapport de l’Organisation Mondiale pour la santé (OMS) de novembre 2017[1] : Le CBD n’est pas risqué et il est généralement bien toléré.
Les effets indésirables signalés sont probablement le résultat des interactions médicamenteuses entre le CBD et les médicaments existants des patients.
L’OMS en se basant sur de nombreuses études cliniques réalisées sur l’homme affirme que le CBD ne provoque pas de dépendance.

Le potentiel danger des interactions médicamenteuses

Comme le pamplemousse, le cannabidiol peut inhiber des enzymes (les cytochromes p450)[2], présentes au niveau du foie et que votre corps utilise pour assimiler certains médicaments pharmaceutiques.

Prendre du CBD en même temps qu’un traitement médicamenteux pourrait poser un risque pour votre santé soit en augmentant ou en diminuant les niveaux de ces médicaments dans votre sang. Si vous prenez actuellement des médicaments sur ordonnance – en particulier * ceux accompagnés d’un avertissement de ne pas consommer de pamplemousse * tels que les anticoagulants, les antiépileptiques, les antiviraux contre le VIH, la chimiothérapie et autres – nous vous suggérons de parler à votre médecin avant d’intégrer le CBD dans votre routine de bien-être. Il vous aidera à comprendre les interactions potentielles.

> Avant toute prise de CBD et en particulier pour les maladies graves, il est primordial de consulter votre médecin avant de décider de prendre du CBD. Ne serait-ce que parce que des interactions médicamenteuses pourraient être problématiques.

[2]   https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21356216

et ufcmed.org/interactions-cbd-medicaments-role-du-cytochrome-p450

Le CBD est fortement déconseillé pendant la grossesse

Pour la FDA, l’agence du médicament aux Etats-unis : Pour le moment, il n’y a pas de recherche approfondie sur les effets du CBD sur le fœtus en développement, la mère enceinte ou le bébé allaité.[3]
L’agence américaine déconseille donc la prise de produits à base de CBD pendant la grossesse et l’allaitement.

[3]   https://www.fda.gov/consumers/consumer-updates/what-you-should-know-about-using-cannabis-including-cbd-when-pregnant-or-breastfeeding

Test de dépistage anti-dopant

Même si l’Agence Mondiale Anti-Dopage (AMA) a retiré récemment (2018) de sa liste des substances proscrites, le CBD[4] : Le CBD est encore une substance qui bien que légale n’est pas encore très utilisée. Cela va donc prendre quelques temps pour que les tests de dépistage prennent en compte la différence entre le CBD et le THC* (molécule qui a un effet psychotrope). Il est donc recommandé d’arrêter la consommation de CBD plusieurs semaines avant de passer un test de dépistage.

[4]   https://www.dinafem.org/fr/blog/cbd-sportifs-agence-mondiale-antidopage

* La réglementation de l’UE impose un taux de THC sous les 0,2%.

CBD : les effets secondaires possibles

Il est tout d’abord bon de rappeler que la très grande majorité des utilisateurs de cannabidiol ne constatent aucun effet indésirable.

Pour le docteur Sarah Brewer, diplomée de l’université Cambridge[5] : « Aux doses utilisées comme complément alimentaire, le CBD présente peu de risques et les effets secondaires sont inhabituels mais peuvent inclure une bouche sèche ou une somnolence« . Le docteur poursuit en indiquant que «Des doses plus élevées utilisées à des fins médicales sont également bien tolérées et il n’y a pas de problèmes de sécurité graves». 

1 / La bouche sèche

Une étude clinique de 2006 [6] a revélée que la glande sous-maxillaire qui produit plus de 60% de la salive possède des récepteurs cannabinoïdes. L’anandamide, un endocannabinoïde qui provoque la sécheresse de la bouche, interagit avec ces récepteurs et inhibe la production de salive en bloquant les signaux du système nerveux qui produisent  la salive.

Le CBD selon la quantité prise a des effets qui diffèrent : à un faible dosage, le CBD peut donner la sensation d’énergie et rend alerte, à l’opposé avec de très fortes doses (surdosage), le CBD relaxe et encouragerai ainsi de la somnolence. 

[5]   https://www.netdoctor.co.uk/medicines/a23099460/cbd-oil-benefits-and-risks/

[6]  https://www.mayoclinic.org/healthy-lifestyle/consumer-health/expert-answers/is-cbd-safe-and-effective/faq-20446700

Le surdosage de CBD

En cas de surdosage fort de CBD en une seule prise, cela se traduit par une sensation d’engourdissement, une sensation de raideur musculaire[7]. Pour que cela disparaisse, il suffit de faire une pause, et de l’accompagner d’une bonne nuit de sommeil.

Une étude brésilienne de septembre 2011[8], indique que le CBD utilisé de façon quotidienne pendant 1 mois est bien toléré même à des doses très élevées (1 500 mg / jour).
Pour vous donner un ordre d’idée 1500 mg de CBD représente pas moins de 100 goutes par jour avec une huile de CBD dosée à 30% (une des plus puissante qui existe). Nous sommes très loin de la dose classique qui oscille entre 10 et 80mg par jour des utilisateurs de CBD.

Les bienfaits potentiels du CBD selon l’OMS

Comme nous avons pu le voir, comme tout substance active, il y’a des précautions à prendre avant de prendre du cannabidiol. Pour terminer sur une note positive, voici la position de l’Organisation Mondiale de la Santé sur les aspects prometteurs de la molécule.

Toujours dans son rapport sur le cannabidiol[9], l’OMS a repris l’étude de Pisanti et al datant de 2017, cette dernière ayant établie un aperçu des maladies pour lesquelles le CBD peut avoir des avantages thérapeutiques :

 

  • Maladie d’Alzheimer
  • Maladie de Parkinson
  • Sclérose en plaques
  • Maladie de Huntington
  • Douleurs
  • Troubles psychiques, anxiété, dépression.
  • Maladies inflammatoires
  • Polyarthrite rhumatoïde
  • Syndrome du côlon irritable et maladies de Crohn
  • Maladies cardiovasculaires
  • Diabète
Share via
Copy link
Powered by Social Snap